Fin de récréation pour le business de l'art

C'est le verdict d'artclair.com, au vu des mauvais résultats des dernières ventes d'art contemporain à Londres.
Alors qu'on pensait qu'une sorte de magie protégeait le marché de l'art (voir la vente miraculeuse de Hirst), ces quelques chiffres ont vite fait de décourager les plus optimistes: baisse de 26% pour Christie's et de 43% pour Sotheby's, qui dit mieux ?
Bref, on attend avec une impatience un peu sadique les grandes ventes à venir à New York. Les enjeux y sont encore plus importants: plus de 500 millions de dollars.
Il me semble évident qu'un art qui se vend comme un produit d'investissement financier subira le même sort que ces produits financiers...! Qu'est-ce qui différencie encore la spéculation boursière de la spéculation artistique?
Notre volatile art post- et trans- moderne (ainsi que le marché à son image) ne peut qu'évoluer vers quelque chose de plus substantiel, de crainte de disparaître complètement sous les décombres lors de la prochaine tempête boursière...

Commentaires

Anonyme a dit…
Il en va de même des lettres, de l'architecture, de toutes ces prétentions humaines qui semblent au-delà du marché, mais qui en font partie dès lors que l'argent sert de lien universel - Marx n'est pas loin...

Je préfère le bonheur et le bien-être qu'évoque Auster, prise -directe ? - avec le monde tel qu'il est...

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