une histoire de papier peint
Enfin, ne soyons pas si catégoriques...en quoi la promotion du papier peint serait-elle plus inutile que celle des droits de l'homme? En fin de compte, la violation de nos droits esthétiques les plus élémentaires en matière de décoration murale nous atteint parfois plus violemment que le non respect de certains droits dits plus fondamentaux.
C'est ainsi qu'Oscar Wilde sur son lit de mort eut fort à souffrir du papier peint choisi par les propriétaires de l'hôtel parisien où il passa tristement ses derniers jours. Miteux et parsemé d'un motif floral jauni, ce décor n'avait rien pour plaire au dandy le plus esthète du siècle. On raconte qu'il confia à l'une des amies qui veillaient à son chevet: "My wallpaper and I are fighting a duel to the death. One or the other of us has to go."
Le premier à partir fut bien le romancier...tandis que le papier peint honni continua à narguer sa mémoire pendant un siècle. Il fut finalement arraché lorsque la direction de l'hôtel décida de raffraîchir totalement la "chambre Oscar Wilde" à l'occasion du centenaire de sa mort.
Depuis l'âme du grand Oscar a cessé de hanter les couloirs de l'hôtel...

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