Une plaisanterie?


Après Günter Grass, c'est au tour de Milan Kundera d'être confronté aux fantômes de son passé. Un document très compromettant a en effet été retrouvé dans les archives pragoises, qui semble indiquer que l'écrivain aurait, en 1950, dénoncé un camarade d'université à la police secrète.

Le fac-similé du procès verbal a été mis en ligne sur le site de l'institut USTR créé "pour éclaircir l'Histoire de l'ancien pays communiste à partir des archives du Ministère de l'Intérieur et de la police secrète". La bonne vieille chasse aux sorcières en d'autres termes. Ce document révèle que:

"Milan Kundera, student, born on 1 April 1929 in Brno, resident at the Prague VII student hall of residence at xx, came today at 4pm to the local police department and made a statement (...)"

Le reste du procès-verbal ressemble à une mauvaise plaisanterie de collégien qui tourne mal, en cette époque où on semble mériter la prison pour un suitcase rempli d'éléments aussi peu dangereux que "two hats, two paris of gloves, two pairs of sunglasses and a tube of cream", comme le précise le même témoignage.

L'écrivain, âgé aujourd'hui de 79 ans, est sorti du long mutisme qu'il conservait depuis des années vis-à-vis de la presse pour proclamer son innocence indignée: "Je suis totalement pris au dépourvu par cette chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout, de laquelle je ne savais rien hier encore, et qui n'a pas eu lieu".

"On peut considérer la police comme une source très crédible, quand les documents originaux ont été conservés", a toutefois souligné le porte-parole de l'Institut Jiri Reichl.

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