Good Bye Tempelhof
Symbole du blocus berlinois et des Rosinenbomber (bombardiers de raisins secs), l'aéroport de Tempelhof a fermé ses portes jeudi dernier, malgré un débat animé au sein de la population allemande. Même notre brave Angela avait protesté contre cette fermeture:
"L’avenir de cet aéroport n’est pas seulement une question économique ou d’emploi, c’est pour beaucoup, et pour moi en particulier, avec le pont aérien un symbole de l’histoire de cette ville".
Ce pont aérien qui sauva de nombreux citadins de la faim lors du blocus soviétique est commémoré à Templhof par un monument que les gens nomment irrévérencieusement: Hungerharke (ou Hungerkralle), càd: "griffes/le rateau de la faim", en raison de sa forme en ratelier. Il faut savoir que les Berlinois sont très inventifs en ce qui concerne les noms de leurs bâtiments publics. Ce vocabulaire moqueur porte même un nom: le Berlinisme/Berolinisme. Parmi toutes leurs trouvailles, mes préférées sont: Castingallee (allée du casting) plutôt que Kastanienallee (allée des chataîgniers) pour désigner l'avenue branchée ente Mitte et Prenzlauer Berg où ne déambulent que des jeunes fringués "arty"; East Side Gallery désigant les restes du mur de Berlin, entre Ostbahnhof et la Warschauer Strasse; et Erichs Lampenladen (le magasin de lampes d'Erich) pour le Palais de la République, à cause de l'éclairage du foyer et Erich Honecker.

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