Une polémique titiennesque!
Le septième duc de Sutherland a décidé de mettre en vente deux de ses Titiens (les plus belles peintures du monde, selon Bacon), en dépôt à la National Gallery d'Ecosse depuis 1945. Cela provoque une belle polémique car, fin renard, il use d'une stratégie ressemblant fort à du chantage pour obliger les National Galleries de Londres et d'Ecosse à les lui acheter.
Lire l'article du Monde.
Le public anglais et écossais, sachant que l'argent qu'il faudra dépenser sera forcément puisé dans leurs poches, alimentent un débat animé, et les remarques sarcastiques vont bon train sur les forums de la presse nationale.
Ces deux toiles avaient été réalisées, si mes souvenirs sont bons, pour le roi Philippe II d'Espagne, afin de décorer les murs de son cabinet érotique. C'est une chose qui m'a toujours étonnée: comment un homme si religieux, si fermé, si lugubre, si gris, si ennuyeux, une véritable grenouille de bénitier, intolérante de sûrcroit (c'est ainsi qu'on le représente dans nos livres d'histoire...souvenez-vous le duc d'Albe, les comtes Egmont et de Horn...c'était lui!), bref, comment un homme aussi peu olé olé pouvait-il posséder un cabinet érotique?? Pour y faire quoi? lui qu'on imagine davantage dans une église le chapelet aux doigts crochus, qu'en petite tenue dans un lit d'amour damassé, à commenter les formes pâles mais plantureuses de la déesse Diane?
Moi c'est le genre de paradoxe qui me fait aimer l'histoire.
Lire l'article du Monde.
Le public anglais et écossais, sachant que l'argent qu'il faudra dépenser sera forcément puisé dans leurs poches, alimentent un débat animé, et les remarques sarcastiques vont bon train sur les forums de la presse nationale.
Ces deux toiles avaient été réalisées, si mes souvenirs sont bons, pour le roi Philippe II d'Espagne, afin de décorer les murs de son cabinet érotique. C'est une chose qui m'a toujours étonnée: comment un homme si religieux, si fermé, si lugubre, si gris, si ennuyeux, une véritable grenouille de bénitier, intolérante de sûrcroit (c'est ainsi qu'on le représente dans nos livres d'histoire...souvenez-vous le duc d'Albe, les comtes Egmont et de Horn...c'était lui!), bref, comment un homme aussi peu olé olé pouvait-il posséder un cabinet érotique?? Pour y faire quoi? lui qu'on imagine davantage dans une église le chapelet aux doigts crochus, qu'en petite tenue dans un lit d'amour damassé, à commenter les formes pâles mais plantureuses de la déesse Diane?
Moi c'est le genre de paradoxe qui me fait aimer l'histoire.

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