The Brains behind the Beauty


La petite copine d'Abramovitch, Daria Joukava, a enfin réalisé le projet qui lui tenait à coeur: ouvrir un centre d'art contemporain à Moscou (dans un endroit historique, chef d'oeuvre de l'architecture constructiviste russe nommé le Garage) et l'inaugurer avec une rétrospective Kabakov. John Varoli, journaliste de Bloomberg, qui a pu l'interroger par mail (la dame est plutôt discrète et fuit les journalistes), rapporte que ce centre ne sera pas une galerie marchande, mais un véritable musée, comme le MoMA de NY.
Certaines personnes doutent cependant de l'expertise artistique de cette créatrice de mode apparue il y a peu dans le médias comme celle qui a fait éclater le couple d'Abramovitch et l'a conduit au divorce. En tout cas la belle fascine, comme le montre l'article qui lui est consacré dans le London Times en juillet dernier:
"Who is this girl? A spoilt young thing with the world's richest sugar daddy for a boyfriend, or the real deal -- a culturally acute, socially adept figure about to make a serious splash?"
Avec l'ouvertude de ce nouveau centre, Daria révèle qu'elle a de l'ambition et la force de réaliser ses objectifs, aussi mégalos soient-ils.Un peu sexiste, le Times concluait d'ailleurs: "We discover the brains behind the beauty."

Aux yeux de la critique d'art russe Ekaterina Degot, "Kabakov a fait pour le 'Garage' un projet gigantesque, le plus grand qu'il n'ait jamais fait. Ce n'est possible que maintenant en Russie, et avec l'argent russe". Par argent russe, entendez: soutien financier de Roman Abramovitch, amoureux transi, et businessman aguerri.
L'exposition suivante sera consacrée à la collection d'art contemporain de François Pinault, a annoncé Daria Joukava. Pinault, cet autre grand amateur d'art contemporain, serait l'heureux propriétaire du Veau d'or de Damian Hirst, acquis lors de la vente aux enchères dont j'ai déjà un peu trop parlé. Cette même vente aux enchères où la plupart des bidders étaient justement des Russes.

Fascinant de voir combien l'art suit l'argent. Les épicentres artistiques se déplacent forcément en fonction du pouvoir d'achat, ce n'est pas nouveau (pensez aux Médicis par exemple). Hier c'étaient les Américains, aujourd'hui ce sont les Russes.

Ill: une photo du Garage
Au sujet de l'art Russe, lire ce blog.

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