"Bitch Generation"
Les adolescentes américaines les adorent. Les nouvelles icônes teenagers, Britney Spears, Paris Hilton et leurs copines, jouent les petites sorcières. Enquête sur la vague « dirty »Le journaliste décrit ces nouvelles starlettes du 21è siècle en termes peu élogieux:
- Elles sont richissimes, changent de fringues toutes les cinq minutes et ont oublié depuis longtemps ce qu'était une école ou une fac.
- Elles sortent en boîte tous les soirs.
- Elles ne sucent pas que des glaçons.
- Elles jurent comme des charretiers.
- Elles collectionnent les beaux garçons comme d'autres les timbres-poste.
- Elles s'envoient en l'air comme des bitches qu'elles sont.
Mais la popularité de ces bitches tient surtout à un paradoxe inédit dans l'histoire du star system, celui que la presse people nomme la fascination pour les super peers - les "super-semblables". Car ce qui séduit les ados (et les moins ados il faut le dire) c'est que les bitches
sont commevouzemoi, mais en more. Comme disait Coluche : "pareil, mais plus !"
"Observez bien les photos de paparazzi Britney faisant ses courses chez Ralph's, Duane Reade, CVS, s'envoyant un soft-drink au 7-Eleven du coin, faisant le plein d'essence... un catalogue de vies de banlieue ! Britney, qui passe la nuit dans une suite à 40 000 dollars à Vegas, mais que l'on surprend aussi, de bon matin, apportant son paquet de linge sale au pressing. Imaginez Grace Kelly déposant son baluchon au 5àSec ! Ingrid Bergman achetant ses couches de bébé au drugstore du coin ! Marilyn Monroe essayant un nouveau rouge à lèvres, pou-pou-pi-dou, à la parfumerie du centre commercial !"
Cependant, l'auteur observe que le problème n'est pas restreint aux seule ados prépubères ou pas: "le problème de Britney, Lindsay, Paris et les autres n'a rien à voir avec la décadence imminente des chères têtes blondes. C'est quelque chose de bien plus grave : le culte de la célébrité". Ce même culte qui fait que Star Academy fait autant d'audience que les élections présidentielles...Sarko l'a bien compris, lui et sa Carla!
Allez allez, que celui qui n'a jamais acheté un Closer ou Public jette la première pierre!
Terminons par reproduire le Petit lexique à l'usage de la Bitch débutante, ce que le journaliste intitule le « bitchionnaire » de Britney:
Bitch : femme, petite amie (péjoratif, parfois admiratif). Frenemy :friend + enemy, ami/ennemi. L'un des ingrédients majeurs de la presse people : les ami(e)s qu'on trahit d'un coup de couteau dans le dos avant de se réconcilier. Fugly : contraction de fucking ugly (foutrement moche). GGW : abréviation de « Girls Gone Wild », road-show télévisé à la gloire des filles délurées. Ho(de hootch ou hooker) : pute. « Mickey Mouse Club » : émission télé de variétés créée par Walt Disney. Ressuscitée dans les années 1990, elle a fait connaître (entre autres) Britney Spears, Christina Aguilera, Justin Timberlake. Player :type doué pour manipuler (play) les femmes et prétendre qu'il s'intéresse à elles, alors qu'il n'en veut qu'à leur sexe ou - pis - à leurcélébrité. Pop tart :à l'origine, une céréale Kellogg's. Terme d'argot pourdésigner une ado vierge, mais pas pour longtemps. Prostitot : fille de 15 ans qui s'habille comme une pute. Public school bitch :garce d'école publique. Insulte récemment prononcée par Paris Hilton, l'héritière multimillionnaire.Rehab :désintoxication. Phrase culte : «He/she checked into rehab»,il ou elle est entré(e) dans un centre de désintoxication.

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