L'institutionalisation du Street Art
Et voilà...le street art aussi s'officialise...Avant on allait bomber les murs en tremblant, maintenant on peut même gagner une médaille en le faisant! Moi qui rêvais d'un art affranchi de toute récupération capitaliste, d'un véritable courant de contre-culture, je me demande si je ne dois pas ravaler ces belles pensées utopiques. Enfin, n'exagérons rien, ce n'est pas une vente aux enchères (comme celle dont je parlais ici), juste une célébration et une consécration de ce qui a été reconnu comme une forme d'expresion artistique à part entière par les organisateurs de la soirée. Une soirée mise également sous le signe de la charité puisque les artistes ont aussi réalisé des pièces à vendre, au profit d'une association s'occupant des sdf. Comme ça ceux qui taggent les rues viennent en aide à ceux qui les habitent. On en pleure d'émotion.
Deux catégories ont été créées: le street art et le urban art (le street art c'est pour la rue, et le urban art c'est pour l'intérieur), chacune contenant un ensemble d'oeuvres que le public pouvait plébisciter sur le site streetartawards.com, tandis que le vote final a été réalisé par le jury de la soirée.
Ont été récompensés: Matt Small et le français JR. Le premier pour ses portraits faits à partir de crap urbain. Quant à JR, "il a 25 ans et possède la plus grande galerie d'art au monde. Il expose librement dans les rues, attirant l'attention de gens qui ne sont pas les visiteurs habituels des musées. Son travail mélange l'art et l'action, parle d'engagement, de liberté, d'identité et de limite. Il se qualifie d'artiviste, concentré d'artiste et d'activiste" (source: http://www.jr-art.net/)
Quelques projets en vrac:
JR:
Herakut (duo allemand):
Et je laisse à Bracegirdle (organisateur du Street Art Award) le mot de la fin:
"Anyone can be a street artist, anyone can be the audience and anyone can be the critic, from a taxi driver to a schoolboy, everyone has an opinion on what they think is good and that's a relatively new thing".

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