Le Maître et Marguerite en "film photo"
Dans l'interview qu'il accorde au magazine Beaux-Arts (Janvier 2009, pp.106-107), Yakovlev explique sa rencontre avec le livre de Boulgakov: "Je l'ai découvert à l'école en 1973, avec toute la violence de l'adolescence. J'avais 15 ans. Jamais depuis je n'ai connu d'émotion artistique plus forte. Je l'ai lu et relu je ne sais combien de fois". Quant à Isabelle Adjani, il l'a choisie parce qu'il l'avait tellement aimée en reine Margot. De Margot à Marguerite le pas est vite franchi, évidemment.
Extraits:
"Dans la glace, la Marguerite de trente ans était contemplée par une jeune femme de vingt ans, à la souple chevelure noir naturellement ondulée, qui riait sans retenue en montrant toutes ses dents" (extrait)
"O Dieux ! Dieux! Comme la terre est triste le soir ! Et que de mystères dans les brouillards qui flottent sur les marais! Celui qui a erré longtemps dans ces brouillards, celui qui a beaucoup souffert avant de mourir, celui qui a volé au-dessus de cette terre en portant un fardeau trop lourd, celui-là sait. Celui-là sait, qui est fatigué. Et c’est sans regret, alors, qu’il quitte les brumes de cette terre, les rivieres et les étangs, et qu’il s’abandonne, le coeur léger, dans les bras de la mort en sachant qu’elle - et elle seule- lui apportera la paix."
Au sujet du roman, lire ici

Commentaires
A part ça, le passage "que la terre est triste le soir" est mon préféré..
le cul d'adjani devant le kremlin, mmm, j'adooooooore ;-)
bonne journée !