Toujours plus d'encre à propos de Kulik

Le retrait des oeuvres de Kulik des murs de la Fiac par la police parisienne n'a pas fini de provoquer l'étonnement scandalisé du public. Hier, c'était le Art Newspaper qui y consacrait l'une de ses colonnes.
Très utile d'ailleurs, leur petite mise au point:
"While it is not illegal in France to show “zoophilia” (sex with animals) (excuse my greek!), article 227-4 of the penal code states that it is illegal to show “violent or pornographic images…which could be seen by minors”.
The French customs had seen the Kulik images on their arrival in France and informed the public prosecutor.“The police didn’t know which ones to take, so finally they took all the ones showing Kulik naked,” XL gallery’s director Sergei Khripun told Le Monde.
On imagine le dialogue entre les deux officiers de police:
- "Dites chef, celle où le Rouchkof est à poil mais où on voit pas tout à fait le zizi, c'est zoophile ou pas?"
- "Ah. hum. ça dépend...ya un animal et du sexe? "
- "Heu...ah oui chef, oui! Le suspect est nu, porte une laisse, et semble aboyer"
- " très bien alors on embarque"
-...
-...
- "Dites chef, c'est de l'art ça?"
Une fois les photos censurées, les deux galeristes russes se sont retrouvés menottés à un banc du poste de police voisin...comme au bon vieux temps, camarades!
Quant aux oeuvres, dont certaines avaient déjà été vendues, elles ont été remisées chez le directeur de la foire en attendant la décision des magistrats.
Permettez-moi de suggérer une solution pour la prochaine fois: aménager un cabinetto segreto.
Voilà ce qu'il faudrait créer à la FIAC: un cabinet secret comme au musée archéologique de Naples, où on enferme toutes les pièces érotiques du musée (vous savez toutes les petites statuettes en l'honneur de Priape, ces interminables membres masculins en érection que l'on dressait aux coins des champs pour encourager la fertilité de la nature).
Ce n'est pas nouveau! Ces peep-shows culturels étaient nombreux à Pompéi, paradis archéologique de l'art érotique des temps romains... Après les avoir découvertes, ces fresques olé-olé furent pudiquement recouvertes de petits paravents mais restaient néanmoins accessibles moyennant un petit supplément, "aux personnes d'âge mûr et de moralité respectable". Comprenez: gentlemen majeurs et cultivés (les femmes pouvaient toujours aller prendre un thé en attendant).
Mais donc, pourquoi pas implanter l'idée dans nos foires d'art actuel? Je suis sûre que ça rajouterait un piment dingue aux expositions... Et en plus ça pourrait être hyper conceptuel non?
Hum.
Ill: Un peu d'archéologie zoophile (Florence-Uffizi) et ci dessous: une fresque de Lupanar à Pompéi

Commentaires
bon courage!