Narcisses en avril
Le printemps râle et boude, parfois il déverse des torrents de larmes, et la minute d'après vous lance un large soleil avec des éclats de bourgeons. Le printemps vogue en montagnes russes et sensations extrêmes, c'est un dieu passionnel et peu commode, mais qui rêve secrètement (fantasmes inavoués) non pas qu'on l'apprivoise, mais qu'on le dompte.
Le bélier a le feu aux cornes, tandis que le lion pense à faire sagement brusher sa crinière.
En avril, je vais chez le coiffeur, je mets du rouge à chaque doigt, je vieillis d'un an encore une fois, et je me régale de lapin à la Laetitia.
Je célèbre aussi, cahin-caha, le premier anniversaire de cela.
Mais comme ce billet est narcissique - s'exclame le lecteur avec ennui.
Il était une fois, une ravissante jeune femme qui fut violée par un dieu peu scrupuleux. Elle enfanta d'un garçon si joli mais si joli...que déjà les nymphes ne voyaient plus que lui. Elle décida de l'appeler Narcisse.
Narcisse vivra longtemps, s'il ne se connaît pas lui confia un jour Tirésias, célèbre dans toute le Mythologie pour ses prédictions de génie.
Dans les Métamorphoses, le poète Ovide raconte la terrible transformation de ce joli garçon en fleur à bulbe.
"Hélas, hélas", gémit Narcisse, amoureux éperdu d'un fantasme qu'il ne peut saisir.
"Hélas, hélas" pleure en écho fidèle la nymphe Echo que Narcisse ne voit même pas.
Un enfant vint à mourir, les lèvres sur tes eaux, Fontaine, de s'y voir au visage trop beau. Du transparent portrait auquel il fut crédule. Les flûtes des bergers chantaient au crépuscule ; Une fille cueillait des roses et pleura ; Un homme qui marchait au loin se sentit las. L'ombre vint. Les oiseaux volaient sur la prairie ; Dans les vergers, les fruits d'une branche mûrie Tombèrent, un à un, dans l'herbe déjà noire, Je m'entrevis comme quelqu'un qui s'apparaît. Etait-ce qu'à cette heure, en toi-même, mourait D'avoir voulu poser ses lèvres sur les tiennes L'adolescent aimé des miroirs, ô Fontaine ? Henri de Régnier (1864-1936)
Bienvenue dans le carrousel de l'amour! La nymphe aime Narcisse, Narcisse n'aime que lui-même - les chevaux en bois jamais ne se rattrapent, ni ne se retournent.
Le bélier a le feu aux cornes, tandis que le lion pense à faire sagement brusher sa crinière.
En avril, je vais chez le coiffeur, je mets du rouge à chaque doigt, je vieillis d'un an encore une fois, et je me régale de lapin à la Laetitia.
Je célèbre aussi, cahin-caha, le premier anniversaire de cela.
Mais comme ce billet est narcissique - s'exclame le lecteur avec ennui.
Il était une fois, une ravissante jeune femme qui fut violée par un dieu peu scrupuleux. Elle enfanta d'un garçon si joli mais si joli...que déjà les nymphes ne voyaient plus que lui. Elle décida de l'appeler Narcisse.
Narcisse vivra longtemps, s'il ne se connaît pas lui confia un jour Tirésias, célèbre dans toute le Mythologie pour ses prédictions de génie.
Dans les Métamorphoses, le poète Ovide raconte la terrible transformation de ce joli garçon en fleur à bulbe.
"Hélas, hélas", gémit Narcisse, amoureux éperdu d'un fantasme qu'il ne peut saisir.
"Hélas, hélas" pleure en écho fidèle la nymphe Echo que Narcisse ne voit même pas.
Bienvenue dans le carrousel de l'amour! La nymphe aime Narcisse, Narcisse n'aime que lui-même - les chevaux en bois jamais ne se rattrapent, ni ne se retournent.



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