J'ai peur

D'une vie qui s'étire, banale, comme un coucher de soleil dans les Seychelles
Qu'acronyme et anonyme restent pour moi des synonymes
D'un destin frustré sous un toit de grenier en bois (avec ou sans chat)
D'amis illettrés qui se taisent quand on a de tout ragoté
Du petit diable en moi qui a toujours envie de tout casser
De la lutte d'avance perdue contre les années et la graisse superflue
De rater l'Amour -avec un grand A- ou pire encore, qu'il n'existe pas

Mais je me soigne! à grands renforts de poésie que je combine (cocktail grisant) à des rasades de vin rouge avec mon amie Laetitia.
Merci Laetitia.

Incertitudes, ô mes délices,
Vous et moi nous allons,
Comme s'en vont les écrevisses,
à reculons, à reculons

Commentaires

Noémie a dit…
C est beau! ces mots tels le miroir de notre incomplétude.
La vie, elle, est pleine de surprises. Comme ce mec au marché a qui j achète quelques legumes hier, il me demande en me rendant la monnaie si je joue au lottol. Bah non... Eh ben, il m dit avec un grand sourire, faudra jouer cette semaine!
Oh, mais tu as acheté ton billet j'espère!! on partagera les gains? on s'achètera un château un Espagne et on le remplira de bouquets de violettes et de couples de perruches!!

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