Maurice
Permettez-moi de profiter de ce blog, entièrement dédié à mon amour désintéressé de l'art, à la promotion de mon spectacle Maurice. Je dis "mon" spectacle, mais bien sûr c'est une aventure collective, qui rassemble le talent de plusieurs personnes: celui de Charlotte, la marionnettiste à l'âme poétique, celui de Bertrand, basse à la voix profonde comme un puits, et les pianistes merveilleux Sergei et Viktoria.
Ce spectacle de marionnettes, je l'ai écrit pour célébrer Maurice Ravel, le dandy qui adorait les cravates,
l’imitateur des chats, le mystificateur qui collectionnait les estampes
soi-disant japonaises, l’éternel enfant qui lisait des contes de fée et
collectionnait les carrousels et poupées automates, le poète aussi, qui récitait
tout Mallarmé par cœur, l’artiste enfin, qui déclarait que l’art est la suprême
imposture.
«Car voyez-vous : Un artiste ne peut pas être sincère. Le mensonge, pris
comme pouvoir d’illusion, est la
seule supériorité de l’homme sur les animaux, et quand ce mensonge peut
prétendre à être de l’art, il est la seule supériorité de l’artiste sur les
autres hommes. Quand on se laisse aller à la spontanéité, on bavarde et c’est
tout. » (Maurice Ravel, 1931)
Gardez bien cela à l’esprit, cher (futur) public. Le spectacle de marionnette, pris comme forme d’expression artistique
ne peut prétendre être autre chose que la plus grande imposture, et c’est sans
doute pour cela que Pinocchio, que vous connaissez sûrement, était doté d’un nez
qui s’allonge avec ses mensonges.
Mais que serait la vie, sans l’illusion qu’en la représentant on puisse l’allonger aussi, ne fût-ce qu’un tout petit peu ?
Mais que serait la vie, sans l’illusion qu’en la représentant on puisse l’allonger aussi, ne fût-ce qu’un tout petit peu ?
Pour revoir Maurice, il faudra prendre ses tickets en mars prochain, aux Musicales de la Woluwe, à Wolubilis!
Je vous tiendrai au courant, promis!

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