Maître et Serviteur - Sonate à Kreutzer
Je me rends compte de la difficulté de documenter fidèlement l'évolution de mon pari Tolstoï, d'autant plus qu'il imprègne mon été d'une couleur mystérieuse et particulière. Par exemple, les images à la télé d' une Moscou enfumée, d'hectares de forêts russes dévastées par les flammes d'incendies féroces prennent à mes yeux des teintes néo-tolstoïennes troublantes et un peu absurdes, je m'en rends compte. Sa description d'une Moscou mise à feu lors de l'invasion napoléonienne, résonne à mes oreilles de manière presque prophétique...
bon je m'emballe.
Mais que dites-vous de cela: l'autre jour dans le tram, je lève les yeux de mon livre et que vois-je? Comme dans un miroir, la fille en face de moi est plongée dans le même roman ... Anna Karénine. Il y a de quoi devenir fou!
Et bien, prenons la folie comme transition vers la "Sonate à Kreutzer", dont j'ai déjà parlé dans ce blog (ici) puisqu'elle caractérise l'état d'esprit du protagoniste principal (on peut même parler de folie furieuse). J'ai relu la nouvelle, et m'y suis noyée à nouveau, même si l'effet sur la femme adulte que je suis maintenant est bien moindre que celui qu'il fit à l'ado que j'étais à l'époque de ma première lecture. Imaginez combien le discours cynique sur l'amour, le mariage et la sexualité ont pu me perturber à ce moment délicat de développement personnel. hum. Passons.
Bien plus positive, la nouvelle "Maître et Serviteur" raconte l'histoire d'un homme riche, égoïste et sévère qui se sacrifie, contre toute attente, pour sauver la vie de son serviteur. Comme dans "La mort d'Ivan Illitch", il s'agit d'une réflexion sur le sens de la vie face à l'inéluctabilité de la mort, avec épiphanie finale, ici aussi.
Pour un bon article sur Tolstoï, je vous recommande de lire ceci : http://www.lrb.co.uk/v32/n14/james-meek/some-wild-creature (merci Carla) On y apprend beaucoup sur le personnage, et sa relation (mouvementée) avec sa femme, Sophie.
C'est tout pour cette fois, rendez-vous la prochaine fois avec Anna Karenine!
bon je m'emballe.
Mais que dites-vous de cela: l'autre jour dans le tram, je lève les yeux de mon livre et que vois-je? Comme dans un miroir, la fille en face de moi est plongée dans le même roman ... Anna Karénine. Il y a de quoi devenir fou!
Et bien, prenons la folie comme transition vers la "Sonate à Kreutzer", dont j'ai déjà parlé dans ce blog (ici) puisqu'elle caractérise l'état d'esprit du protagoniste principal (on peut même parler de folie furieuse). J'ai relu la nouvelle, et m'y suis noyée à nouveau, même si l'effet sur la femme adulte que je suis maintenant est bien moindre que celui qu'il fit à l'ado que j'étais à l'époque de ma première lecture. Imaginez combien le discours cynique sur l'amour, le mariage et la sexualité ont pu me perturber à ce moment délicat de développement personnel. hum. Passons.
Bien plus positive, la nouvelle "Maître et Serviteur" raconte l'histoire d'un homme riche, égoïste et sévère qui se sacrifie, contre toute attente, pour sauver la vie de son serviteur. Comme dans "La mort d'Ivan Illitch", il s'agit d'une réflexion sur le sens de la vie face à l'inéluctabilité de la mort, avec épiphanie finale, ici aussi.
Pour un bon article sur Tolstoï, je vous recommande de lire ceci : http://www.lrb.co.uk/v32/n14/james-meek/some-wild-creature (merci Carla) On y apprend beaucoup sur le personnage, et sa relation (mouvementée) avec sa femme, Sophie.
C'est tout pour cette fois, rendez-vous la prochaine fois avec Anna Karenine!

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