Albert Camus-Lhasa de Sela

Bon, tout d'abord, je demande pardon à tout le monde: les dernières fois que j'ai écrit sur ce blog (ce qui se fait très rare, je sais, je sais), c'est toujours vaguement macabre. Pourtant je vous assure que mon moral a rarement été aussi bon, donc voyez-y plutôt le plaisir sadique de faire du mal aux derniers lecteurs survivants.
Bien donc, comme annoncé dans ce prologue, aujourd'hui ça va de nouveau pas être jojo, puisque je voulais parler de la disparition, il y 50 ans, d'Albert Camus, le 5 janvier 1960.
"Monsieur Camus" meurt dans le plus célèbre accident de voiture des lettres françaises. A 13 h 55, le 4 janvier 1960, les 355 chevaux de la Facel Vega percutent violemment un platane le long de la nationale 5, au sud de Fontainebleau. Albert Camus a 46 ans. Il meurt sur le coup. Ironie du destin? il devait normalement prendre le train, et avait déjà acheté son ticket. Mais il s'était finalement laissé convaincre par Michel Gallimard (le neuveu de Gaston) de rentrer avec lui, sa femme et sa fille, dans sa voiture blinquante.
Parmi les débris de la voiture fracassée, on a retrouvé la mallette de l'écrivain, dont on a extrait le manuscrit du 'Premier Homme', dernier chef-d'oeuvre de Camus, qui paraîtra bien plus tard, en 1994.
Au rayon voyeurisme d'intello, on peut toujours regarder ce reportage historique de l'accident, sur le site de l'INA, ici.

Et puis, en ce début de janvier 2010, un autre hommage doit être rendu: à une chanteuse cette fois. En effet, Lhasa est morte, après s'être battue deux ans contre un cancer. On l'avait découverte en 1997, avec "la Llorana", et ce titre muy caliente, "de cara a la pared", utilisé par Pina Bausch dans un ballet, qui en a imortalisé la sensualité.

Et pour parachever cet article déprimant, une phrase, extraite du livre le Premier Homme, dont je parlais ci-dessus:

"J'en assez de vivre, d'agir, de sentir pour donner tort à celui-ci et raison à celui-là. J'en ai assez de vivre selon l'image que d'autres me donnent de moi. Je décide l'autonomie, je réclame l'intépendance dans l'interdépendance."

Moi j'aime l'existentialisme.

Commentaires

Rob' a dit…
Pour ce qui est du "Moi, j'aime l'existentialisme", jusque là, te suis bien ...

Mais, faudra que tu me briefes sur comment tu gères le grand écart entre existentialisme et bien des aspects du catholicisme, qui me semble-t-il, te sont chers, si je ne m'abuse ???
waw, je sais pas si on peut dire que je suis vachement catho, n'empêche je crois qu'effectivement il y a des aspects du catholicisme qui sont proches de l'existentialisme, comme l'idée de liberté de l'individu, d'autonomie, de responsabilité. Après, il y a plein de divergences c'est clair. Mais peut-être que le catholicisme permet de se sentir moins oppressé, en tant qu'être humain (enfin, si on y croit, à la rédemption et tout). Je ne suis pas curé! tu as peut-être une idée, toi?

Articles les plus consultés